13 janvier 2021

Voeux, et message de Jean Claude


Chères adhérentes, chers adhérents, chers soutiens.


Nous tenons à vous adresser tous nos vœux de bonne santé, de réussite professionnelle et surtout personnelle.

Souder les liens avec sa famille, ses amis, ses collègues, est devenu la priorité dans une société qui s’individualise.

Consolider ses valeurs aussi, dans un monde qui perd le nord.

Des valeurs, nous n’en manquons pas dans l’association qui fête ce mois ci son  premier anniversaire !

Rassembler. Débattre. Proposer. Nous nous y sommes tenus.

Ces derniers mois, malgré le contexte compliqué, nous avons multiplié les actions. Il aura fallu frapper fort pour se faire entendre, mais nous avons fait un pas de géant : la modification du PLU, que plus de 29 000 signataires de notre pétition réclamaient en juillet, aura bien lieu. C’était l’une de nos priorités.

Certes, elle est annoncée avec 6 mois de retard, mais l’important est de parvenir à faire changer les règles, d’autant que tout le monde s’accorde pour dire qu’elles ne sont pas bonnes.


Comme nous vous l’avions annoncé précédemment, un livret de 12 pages sortira prochainement, en amont du lancement de la modification du PLU, afin de faire le point sur l’urbanisme local, et proposer nos suggestions de changement. Il est important de préciser que la publication de ce cahier n’a été possible qu’avec le soutien financier de nombreux adhérents.

Merci à tous ! Et merci pour tous vos mots d’encouragement, messages précieux qui nous motivent à continuer.


Nous espérons que la démarche que nous avons entamée sera maintenant comprise par les parties prenantes et tous les protagonistes.

Nous ne sommes « contre » personne.

Nous sommes « POUR » un Gérardmer respecté, une nature et un cadre préservés dont nos enfants pourront être fiers. Nous sommes pour une construction raisonnable, accessible, et bien intégrée.


Quid de notre association pour cette nouvelle année ?

Bien sûr, nous poursuivrons notre rôle de lanceurs d’alerte et de modérateurs. Nous continuerons de prôner la méthode participative dans l’instruction des permis de construire, comme nous le conseille Patrick Bouchain, Grand Prix de l’Urbanisme 2019.

Les quelques membres de GPN qui font partie du conseil municipal seront en bonne place pour veiller à la mise en place de la procédure de modification du PLU.  Ils feront pression eux aussi pour accélérer les démarches, car urgence il y a !

L’association ne disparait pas, au contraire ! Nous comptons sur vous pour faire changer les choses. Impliquez-vous dans cette modification. Faites entendre vos voix. 



Nous laissons maintenant la parole à Jean Claude, qui nous a envoyé cette lettre hier, et nous demande de la publier.

Bonne lecture, et bonne année !

Anne et Jacques.




« Jacques, Anne,


Je vous renouvelle mes bons vœux pour cette nouvelle année qui ne sera malheureusement pas celle de la mise en place d’un plan d’urgence lequel aurait été salutaire pour le Gérardmer que nous aimons.


Le partage et échange d'idées que j'ai eus avec vous pour construire et faire vivre l’association vont me manquer et je vous remercie pour ce que cette période m'a humainement apporté.

Ma décision de quitter GPN, de vous quitter, a été très difficile à prendre, croyez-le bien.

En vérité, ce n’est pas un simple désaccord existant entre nous quant à la manière de poursuivre notre action qui m’a amené à prendre cette décision, comme nos détracteurs prendront certainement plaisir à le faire croire.

La raison principale est que je ne peux plus supporter l’attitude du maire à notre égard, ce maire qui à renfort de déclarations aussi mensongères qu’insidieuses, a réussi à ce qu’une partie de l’opinion voit en nous des opposants politiques au service de leurs intérêts particuliers.


Rencontrant des personnes informées de mon départ, plus justement de ma mise en retrait, en entendre un bon nombre me dire ou répéter « mais le maire, y peut rien faire, avec la loi là… » en rajoute, s’il en était besoin, à mon écœurement, sans parler de celles et ceux qui me tournent le dos ou qui me disent bonjour « de loin », quand ils me le disent…


J’avais employé à dessein la formule « quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage » car elle illustre parfaitement la position adoptée par le maire face à une association qui dénonçait des faits avérés montrant la gestion calamiteuse de l’urbanisme exercée sous son autorité.

La peur du scandale et la mise en évidence de sa responsabilité dans cette gestion, dont il sait assurément qu’elle est patente, ont fait qu’il a employé tous les moyens pour nous faire taire, du plus honteux au plus fallacieux.


Rappelons-nous l’article signé des 23 élus de la majorité paru dans la revue Grandeur Nature qui condamnait l’action d’un collectif, dont M. Le Maire nous a confirmé plus tard qu’il s’agissait bien de notre association.

Rappelons-nous aussi que le droit de réponse que nous avions demandé pour contester ces propos inacceptables, indignes d’élus, nous a été refusé.

Le contenu de cet article augurait bien de la stratégie qu’allait employer M. Le Maire pour nous discréditer, aidé en cela par des médias complaisants mais aussi, plus tard, par une hiérarchie administrative couvrant des pratiques dans l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme dont elle savait qu’elles ne respectaient pas les règles établies. Le ton était donné !


Nous avons cru pouvoir contrer cette stratégie, dont il faut reconnaitre l’habileté politique, en appelant le maire au dialogue, en vain…

Ce dernier nous l’a toujours refusé et ce, dès après l’entrevue que nous avons eue avec lui au moment de la création de l’association. L’explication en est simple, il avait alors compris, à n’en pas douter, que l’action de l’association pouvait mettre au jour sa responsabilité dans la gestion de l’urbanisme. Cela ne l’avait pas empêché de nous faire croire que sa porte resterait ouverte en nous disant que l’on se reverrait.

Nous nous sommes revus, en effet, une deuxième fois qui a été la dernière lors d’un entretien, accordé sous la pression, après que nous ayons envisagé de faire un sit-in devant la mairie.

Rappelons-nous avoir entendu le maire nous dire par 2 fois à cette occasion « je suis d’accord avec vous », propos tenus lors de cet entretien que nous avions enregistré avec sa permission.


Analysant ces faits avec le recul, je pense que nous avons fait l’erreur de croire en une prise de conscience, de la part du maire, de la gravité de la situation, pensant alors qu’il allait agir pour y remédier.


Nous constatons aujourd’hui que cette volonté est totalement absente et la réaction tardive, bien trop tardive, qu’il manifeste à vouloir modifier le PLU, en s’en félicitant avec aplomb, n’est qu’une posture, celle d’un élu pensant d’abord à son devenir politique.


Nous aurons échoué car sans plan d’urgence, avec une modification du PLU dont on peut douter qu’elle prenne en compte les propositions qu’émettraient les affabulateurs que nous sommes (déclaration en CM de l’adjoint à l’urbanisme – Vosges Matin du 13 décembre 2020), avec une modification qui durera 2 ans plutôt qu’un et qui n’empêchera pas que la densification des constructions se poursuive.


Je vais adresser un courrier à M. Le Maire en dénonçant tous les manquements commis par des agents ou représentants de l’Etat, lesquels recevront copie de ce courrier. Ce sera pour moi le point final marquant l’accord avec ma conscience de citoyen.   



Je ne pourrai plus sacrifier mon temps au détriment de ma vie familiale et professionnelle comme je l’ai fait, avec cœur, pour l’association, la vie a aussi pour moi d’autres priorités.


Je reste cependant tout disposé à analyser les autorisations d’urbanisme accordées pour des projets qui inquiéteraient un voisinage immédiat, pour des projets dont il est à craindre qu’ils porteraient atteinte au paysage et au cadre de vie et je vous invite à solliciter les adhérents pour qu’ils fassent la demande en mairie des plans et arrêtés correspondants.


Il faut en cette période qui précède la modification annoncée du PLU être attentif aux permis d’aménager et permis de construire délivrés car leur instruction, par le volume des demandes, risque de se faire dans une relative précipitation ou un manque d’attention. Cela amènera toujours à des non-conformités pour lesquelles le maire a déjà une réponse « nous n’avons fait qu’appliquer la loi mais j’ai lancé une modification du PLU et pour les projets à venir, blablabla … »


Merci de m’associer aux vœux que vous adresserez aux membres de la belle association qu’est GPN laquelle peut compter sur mon soutien durable.

   

Avec mes amitiés. JC »

 
 

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