25 novembre 2020

Histoire d'un sésastre annoncé


Nous venons de recueillir de nouvelles informations de la part de membres de la commission urbanisme, et elles ne sont pas bonnes.

La réunion du conseil municipal prévue le 4 décembre prochain durant laquelle devait être évoquée la modification ou révision du PLU, comme cela avait été annoncé par voie de presse au gré d’annonces successives et contradictoires, est reportée au 11 décembre mais sans que le sujet de l’urbanisme ne soit inscrit à l’ordre du jour.

Il faudra semble-t-il attendre la tenue d’une séance en début d’année 2021 pour que ce sujet soit débattu en CM aussi comment ne pas repenser au titre de l’article paru dans Vosges Matin le 20 septembre 2019 qui promettait :« Urbanisme, un gros chantier cet automne ». Cela nous laisse songeurs, amers…

Ne sachant toujours pas si le PLU connaitra une simple modification (4 à 6 mois) ou une révision (2 à 3 ans), nous sommes plus inquiets que jamais. Pourquoi ? Parce que les promoteurs, les constructeurs, et bien sûr les propriétaires terriens voudront profiter de la réglementation permissive actuellement en vigueur avant qu’elle ne change.

En cas de modification, si celle-ci répond à la mesure d’urgence, facilement applicable, que nous demandons et qui permettrait de limiter la densification, les demandes d’autorisation d’urbanisme vont s’accélérer.

En cas de révision, les demandes vont se faire en masse, avant l’échéance d’une procédure durant laquelle cette densification va bien sûr s’intensifier.

Les promoteurs vont poursuivre leur invasion spéculative avant modification ou révision du PLU, et aussi, avant adoption de la loi nationale Zéro Artificialisation Nette sensée empêcher l’étalement urbain et qui devrait s’appliquer d’ici 2 ou 3 ans.

Cette loi devrait rendre inconstructibles les derniers prés et favoriser le renouvellement de l’habitat dans des zones déjà artificialisées. Plus d’infos sur : https://www.strategie.gouv.fr/publications/objectif-zero-artificialisation-nette-leviers-proteger-sols

Deux échéances à 2 ou 3 ans qui devraient donc, en théorie, limiter la densification et qui laissent présager d’une frénésie de vente de terrains et de demandes de permis de construire dans un temps relativement court, mais qui suffira pour transformer les dernières « respirations » vertes de nos coteaux en lotissements tels que ceux créés chemin de la Rayée, chemin de la Tête du Costet ou encore chemin de la Trinité, tels que ceux projetés chemin du Cresson et chemin des Oiseaux.

Des membres de la Commission Urbanisme nous ont confirmé hier que les demandes de permis explosaient littéralement. Et qu’un projet d’ampleur allait être étudié.

La MODIFICATION est une urgence, elle est incontournable.

Forts de tous les dossiers que nous avons étudiés et présentés dans l’Echo des Vosges et sur le site, forts de toutes les conclusions que nous en avons tirées, nous allons désormais nous concentrer sur les points du PLU à modifier rapidement car ils auront un impact très fort sur la densification et la spéculation immobilière. Nous les avons évoqués à plusieurs reprises sans toutefois les développer. Il est grand temps de le faire...

Dès la semaine prochaine, ils seront détaillés l’un après l’autre, argumentés de schémas très explicites quant à l’impact favorable de leur application sur notre environnement.

Le titre de la pétition lancée cet été était bien choisi : « Aidez nous à sauver le cadre de vie de Gérardmer ». 29 000 signatures. Ce n’est pas rien. On ne doit pas nier cette urgence. Sinon nous courons au désastre.

Pour nous, l’urgence est à la préservation.

Pour d’autres, elle est au contraire à la rentabilisation.

Anne, Jacques et Jean Claude.

 
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