2 février 2021

Oui la mairie de Chamonix peut définitivement être citée en exemple


Ce dimanche 31 janvier, un quotidien local titrait « Urbanisme : la mairie de Chamonix  surprise d’être citée en exemple » et proposait un long amalgame entre la rapidité d’exécution de ladite modification, et la rapidité avec laquelle la ville de Chamonix a su agir pour contrer la fameuse loi Alur de 2014 qui venait supprimer entre autres le Coefficient d’Occupation de Sols. Une loi suffisamment décryptée ces derniers mois pour ne pas avoir à y revenir.


Notons que NI LE MAIRE de Chamonix Eric Fournier NI SON ADJOINT à l’urbanisme ne se sont exprimés auprès du journal, mais que les propos rapportés dans l’article sont tenus par la responsable de la planification territoriale à la communauté de communes de la Vallée de Chamonix-Mont-Blanc.

Par contre, la réactivité, l’obstination et la volonté du maire chamoniard à modifier les règles ont été régulièrement soulignées par la presse régionale haut-savoyarde et alentours.

Car Eric Fournier n’a pas attendu pour agir face aux difficultés liées à la loi ALUR.

Parce que le maire de Chamonix a eu le courage de prendre le problème à bras le corps, dès 2014.

Parce qu’il n’a pas attendu que ses administrés s’indignent et réclament pendant plus d’un an que les règles changent.

Parce qu’en 2016 il a co-signé une tribune, présentée au sénat, en association avec 4 autres maires des Alpes, pour

dénoncer les impacts négatifs des nouvelles règles nationales.

Parce qu’il n’a pas déplacé la responsabilité sur le « législateur » et qu’il a assumé son rôle de chef d’orchestre.

Alors oui, nous pouvons le citer en exemple.


En 2018 le Dauphiné Libéré titrait «  Eric Fournier prêt à prendre des mesures à  la limite de la légalité pour modifier son PLU », ou « Un PLU modifié pour contrer la loi Alur », ou encore « Eric Fournier entend bien protéger sa population permanente »,  la Tribune de Genève notait « Chamonix part en guerre contre les résidences secondaires ». Et France 3 en 2015 : « La bataille du maire de Chamonix contre la loi Alur ». La liste est longue. La mairie a également beaucoup communiqué sur sa page Facebook à mesure de ses avancées, preuve de sa volonté indiscutable.

Alors oui, nous pouvons citer Chamonix en exemple !

Ne faisons pas l’erreur de mélanger au gré de nos positions les procédures de « révision » (en l’occurrence 10 ans) et de « modification ». Mais notons qu’à Chamonix les deux entreprises ont été engagées simultanément, preuve de la détérmination du Maire Eric Fournier à changer les règles et protéger sa commune.  

Alors s’il faut réellement 12 mois pour modifier le PLU, rappelons qu’à Gérardmer il nous en aura fallu le double : 12 mois pour dire qu’il est urgent de le faire, et 12 mois pour s’y atteler.

Rappelons que déjà en 2012 la Préfecture avait du intervenir face à la lenteur et à la passivité de notre commune pour transformer le POS en PLU.

Que le PLU validé en 2015 l’a été trop rapidement, dans la panique, et qu’entre 2012 et 2015 des vices de procédures ont laissé des failles gigantesques dans les règles locales, permettant entre autres la constructibilité de terrain… inconstructibles (cf Tête du Costet par exemple)

Si Gérardmer en venait à être cité en « exemple » sur le sujet de l’urbanisme, ce ne serait pas pour son courage ou sa célérité, mais pour ses œillères et son absence de réactivité.

Anne et Jacques.

 
 

Extrait du Dauphiné Libéré du 27 juillet 2018

"Le constat énerve mais ne laisse pas de place au doute. Chamonix devient lentement mais trop sûrement une vaste résidence secondaire. Depuis 1999, 90% des nouvelles constructions se sont ainsi transformées en lits froids. « L’État ne nous donne pas les moyens de discriminer », déplore Éric Fournier, le maire de Chamonix, particulièrement remonté, hier soir, lors du conseil municipal. « Nous sommes prêts à engager un bras de fer, un combat avec le préfet et les ministres pour sauver notre commune », poursuit l’élu.
Chamonix se lance donc dans une révision de son plan local d’urbanisme (PLU) avec un débat sur le projet d’aménagement et de développement durables (PADD). Au programme, des engagements concrets."

fournier 2.jpg